Publié le
2/2/2026

Cash management : 9 bonnes pratiques pour PME et ETI

Hugo Grandperrin
Associé fondateur
Sommaire

Cash management : 9 bonnes pratiques pour PME et ETI

Dans un contexte de financement plus sélectif, plus cher et plus exigeant, le cash management est devenu un levier stratégique à part entière pour les PME et ETI.

Il ne s’agit plus seulement de « tenir la trésorerie », mais de l’organiser, l’anticiper, la faire circuler et la sécuriser.

Les entreprises les plus performantes ne sont pas celles qui disposent du plus de cash, mais celles qui maîtrisent le mieux son usage.

Voici 9 bonnes pratiques structurantes, issues du terrain, pour professionnaliser durablement votre cash management.

1. Une organisation claire : rôles et responsabilités sans ambiguïté

La première faiblesse observée dans les PME et ETI concerne l’organisation. La trésorerie est encore trop souvent confondue avec la comptabilité.

Le cash management nécessite

  • des rôles clairement définis,
  • une séparation nette entre production comptable et pilotage de la liquidité,
  • des responsabilités explicites sur les flux, les prévisions et les décisions.

Sans cette clarification, les décisions sont tardives, les risques augmentent et la performance cash se dégrade.

2. Un outil centralisateur et consolideur fiable

Piloter le cash sans outil adapté revient à piloter à vue.
Un bon outil de trésorerie permet :

  • une vision consolidée des comptes en temps réel,
  • une position de trésorerie fiable et rapide,
  • un socle commun pour les paiements, les prévisions et les décisions.

L’outil ne crée pas la performance à lui seul, mais sans outil structurant, aucune discipline de cash management n’est durable.

3. Centralisation des paiements et maîtrise du cycle achat de bout en bout

Le pilotage du cash commence dès l’engagement de la dépense.
Centraliser les paiements, c’est :

  • maîtriser les échéanciers fournisseurs,
  • sécuriser les flux sortants,
  • aligner achats, validation, paiement et trésorerie.

Une trésorerie performante est indissociable d’un cycle achat maîtrisé, de la commande au décaissement.

4. Un poste client optimisé avant toute solution de financement court terme

Le premier levier de trésorerie reste le poste client.
Avant d’activer des solutions de financement court terme (factoring, découverts, billets de trésorerie, etc.), il est essentiel de :

  • suivre activement la balance âgée,
  • mettre en place des relances proactives,
  • responsabiliser les équipes commerciales et financières.

Le financement court terme peut être utile, mais il ne doit jamais masquer un poste client non piloté.

5. Zéro cash dormant : circulation et centralisation optimisées

Du cash non utilisé est un cash qui détruit de la valeur.
Une bonne circulation du cash permet :

  • de financer les besoins internes avant de recourir aux banques,
  • de réduire les découverts et lignes court terme,
  • de maximiser les placements des excédents temporaires.

La centralisation et la circulation du cash sont des leviers directs de performance financière, accessibles aussi bien aux PME qu’aux ETI.

6. Des relations bancaires solides et réellement optimisées

Gérer ses banques ne consiste pas à multiplier les partenaires.
Une relation bancaire performante repose sur :

  • une allocation cohérente des flux par banque,
  • une lecture claire des frais bancaires,
  • une relation de long terme fondée sur la transparence et la confiance.

Cette approche permet de maximiser la capacité de financement des projets futurs, et non de subir les conditions bancaires.

7. Des prévisions de trésorerie robustes et une vraie culture cash

Une prévision fiable ne repose pas uniquement sur un fichier.
Elle repose sur :

  • un processus clair,
  • une analyse régulière des écarts,
  • une diffusion de l’information aux bons niveaux de décision.

Le prévisionnel de trésorerie devient alors un outil de pilotage, et non un simple exercice administratif. La culture cash se construit dans la durée, par l’usage et la discipline.

8. Sécuriser le cash par les process et l’alignement des pouvoirs

La sécurisation du cash ne repose pas uniquement sur les outils.
Elle dépend :

  • de processus robustes (O2C/P2P notamment),
  • de pouvoirs bancaires cohérents avec l’organisation réelle,
  • d’un alignement strict entre les signatures papier et les droits dans les outils.

Une trésorerie sécurisée n’est pas une trésorerie bloquée.

9. Maîtriser les risques financiers : change, taux et matières premières

Le cash management ne s’arrête pas aux flux domestiques.
Les PME et ETI sont de plus en plus exposées :

  • au risque de change,
  • au risque de taux,
  • aux fluctuations des matières premières.

Identifier, mesurer et piloter ces risques fait pleinement partie du rôle de la trésorerie moderne. Ne pas les traiter, c’est accepter une volatilité subie des résultats et de la liquidité.

Le cash management comme discipline de performance durable

Le cash management n’est ni un sujet technique isolé, ni un simple sujet de trésorerie.
C’est une discipline transversale, au cœur de la performance financière et de la résilience des entreprises.

Pour les PME et ETI, appliquer ces 9 bonnes pratiques permet :

  • de réduire la dépendance aux financements externes,
  • d’améliorer la visibilité et la prise de décision,
  • de sécuriser la liquidité,
  • et de créer de la valeur durablement.

Chez Flowen Finance, nous accompagnons les directions financières et trésorerie dans la structuration, l’optimisation et la sécurisation de leur cash management, avec des formats d’intervention adaptés à la réalité des organisations.

Cash management : 9 bonnes pratiques pour PME et ETI
Cash management : 9 bonnes pratiques pour PME et ETI

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