La facture électronique va transformer votre trésorerie
À condition que vos process soient prêts
Depuis plusieurs mois, la plupart des PME et ETI ont enclenché le projet :
- choix d’une plateforme agréée (PPF / PDP),
- mise à jour des bases SIREN / SIRET,
- cadrage conformité et planning réglementaire.
C’est nécessaire.
Mais ce n’est pas là que se joue la valeur.
L’impact réel de la facture électronique n’est pas technique.
Il est opérationnel, process, BFR et trésorerie.
La réforme met en lumière deux faiblesses structurelles
1. Côté DAF : un BFR subi faute de maîtrise du cycle achat / vente
Dans beaucoup d’organisations, les écarts d’échéances ne viennent pas de la comptabilité.
Ils viennent de la réalité opérationnelle :
- workflows achats incomplets ou contournés,
- réceptions incertaines,
- validations tardives,
- litiges non tracés,
- informations fragmentées entre ERP, outils achats et comptabilité.
La facture électronique agit ici comme un révélateur.
Elle oblige à rendre visibles des étapes qui, jusqu’ici, étaient implicites ou informelles.
Résultat : le BFR n’est plus un chiffre constaté a posteriori, mais la conséquence directe de process clairement identifiés… ou défaillants.
2. Côté trésorerie : des prévisions 13 semaines dégradées par des paiements hors radar
Le scénario est classique :
- prévision 13 semaines mise à jour le mardi,
- run de paiement le jeudi,
- factures validées le mercredi sans intégration dans la prévision déjà présentée au DAF,
- fichiers de paiement hérités de l’ERP, intégrés dans le TMS uniquement pour signature,
- aucun lien réel entre cycle facture et cash-out.
La conséquence est connue : des pics de décaissements non anticipés qui détruisent la crédibilité de la prévision.
La facture électronique change fondamentalement la donne.
Pour la première fois, les statuts de facture permettent d’aligner le flux opérationnel réel avec le cash.
Le cœur du sujet : les statuts de facture comme moteur du pilotage du BFR
Avec la réforme, le pilotage du BFR dépendra directement de la capacité de l’entreprise à exploiter les statuts de facture.
Les statuts obligatoires (socle réglementaire)
- Déposée
- Rejetée
- Refusée
- Encaissée (obligatoire pour la TVA sur les encaissements)
Ils garantissent la conformité.
Ils ne suffisent pas à piloter.
Les statuts recommandés (créateurs de valeur)
- Mise à disposition
- Prise en charge
- Approuvée / approuvée partiellement
- Paiement transmis
Ces statuts permettent :
- de mesurer précisément les délais internes,
- d’identifier les goulots d’étranglement,
- d’anticiper le cash-out/cash-in réel.
Les statuts libres (pilotage fin et réalité opérationnelle)
- En litige
- Suspendue / complétée
- Émise / reçue par la plateforme
Ce sont eux qui transforment la facture électronique en outil de pilotage et d'actions cash, et non en simple flux administratif.
Ce que la réforme change réellement pour le BFR
1. Une maîtrise renforcée du cycle achat
Chaque statut devient actionnable :
- prise en charge → contrôle opérationnel,
- suspension → blocage cash maîtrisé,
- approbation → déclencheur de la prévision de paiement.
Le cash-out cesse d’être une surprise.
2. Un pilotage réel du cycle de vente
Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises lisent une balance âgée.
Demain, elles suivront chaque facture dans son cycle de vie :
- émission,
- mise à disposition,
- prise en charge client,
- litige éventuel,
- encaissement effectif.
Le DSO devient pilotable, et non plus simplement constaté.
3. Des prévisions de trésorerie enfin alignées avec l’opérationnel
Les flux de cash-in et cash-out peuvent désormais s’appuyer sur :
- des factures identifiées,
- des statuts fiables,
- des échéances connues,
- des litiges tracés.
La prévision de trésorerie à 13 semaines redevient un outil de décision, pas un exercice de justification.
La vraie question à se poser
La question n’est plus :
« Sommes-nous conformes à la réforme ? »
Mais :
« Nos process achats, ventes et trésorerie sont-ils capables d’en tirer parti ? »
À partir d’une certaine taille, une entreprise ne se pilote plus à l’intuition.
Quelques questions structurantes pour les directions financières
- La fonction finance est-elle pleinement intégrée au projet facture électronique ?
- Chaque statut de facture est-il associé à une action claire et à un responsable ?
- Avez-vous identifié les 80 % de factures qui passent aujourd’hui hors radar ?
- Savez-vous comment ces statuts alimenteront concrètement votre prévision de trésorerie à 13 semaines ?
Conclusion – La facture électronique comme levier de transformation cash
La facture électronique n’est pas un projet IT.
C’est un projet de pilotage du BFR et de la trésorerie.
Les entreprises qui se limiteront à la conformité passeront à côté de l’essentiel.
Celles qui structureront leurs process achats, ventes et cash en tireront un avantage durable, particulièrement visible pour :
- les groupes sous LBO,
- les PME en croissance,
- les organisations multi-ERP ou multi-entités.
Chez Flowen Finance, nous intervenons précisément à cette frontière entre conformité, process et pilotage cash, pour transformer la réforme en levier opérationnel.
Si vous souhaitez structurer vos process et fiabiliser vos prévisions de trésorerie, c’est le bon moment pour en parler.
Flowen Finance accompagne des PME et des ETI en croissance ou sous tension, en tant que DAF et trésorier externe à temps partagé, avec un focus sur l’organisation des fonctions finance, le pilotage de la performance et la gestion de la trésorerie, dans une approche résolument ancrée dans l’exécution.

